17/08/2007

   SerpentFractale  En absolue équivalence


Si l’entrée au cirque n’est pas gratuite, la vie, elle, se charge de réclamer le paiement de tarif de ses manèges dès qu’elle nous a embarqués - sans nous avoir rien demandé. Le Boomerang, à La RondeManège de la Pitoune, à La RondeFasciste, va ! Aucun préavis quant à ceux qu’elle nous réserve non plus. Car elle ne se contente pas du plaisir sans danger des autos tamponneuses. Chanceux sommes-nous s’il s’agit de l’excitation joyeusement montante de la Pitoune avant son rafraîchissement en plongée; angoissés de savoir si on occupera toujours son siège après les détours vertigineux des Montagnes russes; blanchis comme des draps en sentant s’effectuer le retour du Boomerang, chaque aléa de la vie contient ses intrigues et ses propres mouvements.

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   Libellé(s) ophidien(s) : Ceinte d'Écritures, Alain Veinstein, France Culture, D'éclats (rations), Hubert Haddad - par Marie Danielle ~ @ (lien permanent) - 5:36 pm

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29/06/2007

   SerpentFractale  De la valeur du cuir


(Ajout du 30 juin : DADA & TATOU est revenu à la vie ;-) )
   

« Ainsi chacun en son endroit
S’entremet, agit et travaille.

À qui donner le prix ? Au cœur, si l’on m’en croit. »

Eugène Ionesco, in Les Chaises

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   Libellé(s) ophidien(s) : Y' en a marre!, Ceinte d'Écritures, Jonathan Littell, Eugène Ionesco, France Culture, Marc Fumaroli - par Marie Danielle ~ @ (lien permanent) - 2:40 pm

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25/06/2007

   SerpentFractale  La complexe cité de Jules Supervielle


« Plus de trente ans je me cherchai
Toujours de moi-même empêché,
Hier enfin je me vis paraître
Debout dans la brousse de l’être ;
J’étais nu, le coeur apparent
Avec sa courbe et son tourment.
Je donnai à l’autre moi-même
(Aussitôt nous nous reconnûmes)
Une poignée de main sereine
Ayant un petit goût posthume.
Il n’y eut pas même une larme,
Ce fut grave torride calme,
Et je me tendis une palme
Que je gardais depuis trente ans
Pour ce purissime moment. »

Jules Supervielle, (1884-1960)

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