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	<title>Comments on: Dévoi[l]ements de l&#8217;art ?</title>
	<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/</link>
	<description>Par le lien qui unit la lumière à la peur...</description>
	<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 15:22:54 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>by: R.M.</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-457</link>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 03:32:52 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-457</guid>
					<description>C'est sûr que ce n'est pas le pigment qui fait l'artiste. Mais si un artiste a envie de s'acheter un pigment, c'est sûrement qu'il en a besoin.

En tout cas, il est exact que le discours sur l'art n'est pas en soi de l'art. Même si un discours peut en soi être bien écrit, bien sûr.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>C&#8217;est sûr que ce n&#8217;est pas le pigment qui fait l&#8217;artiste. Mais si un artiste a envie de s&#8217;acheter un pigment, c&#8217;est sûrement qu&#8217;il en a besoin.</p>
	<p>En tout cas, il est exact que le discours sur l&#8217;art n&#8217;est pas en soi de l&#8217;art. Même si un discours peut en soi être bien écrit, bien sûr.
</p>
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				</item>
	<item>
		<title>by: MD</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-455</link>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 12:25:48 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-455</guid>
					<description>Il se trouve, Rémi, que ceci est bien ce que vous avez dit de plus clair :

&quot;Pour faire plus simple, disons alors que je défends un paradoxe : d’une part, je ne crois pas qu’aucune idée puisse représenter parfaitement la vérité, d’autre part, je pense que les idées ne se valent pas exactement, et que certaines sont plus… exactes que d’autres.&quot;

...et je conçois à peu près les choses comme vous. Il se trouve aussi que je me prononçais ici surtout par rapport à nos perceptions et nos interprétations : je sais depuis belle lurette que les choses sont ce qu'elles sont. Je préfère parler de réalité plutôt que de vérité, par contre, parce que ce mot est déjà un immense piège à cause de toutes les passions humaines qui y ont été projetées et encore.

Quant aux idées qui ne se valent pas toutes, de cela aussi je suis bien au fait. Maintenant, de ce qui établirait hors de tout doute ou de possibles remises en cause la justesse des unes vis-à-vis des autres, de cela on peut sans cesse discuter. Or, l'un des pièges, à ce titre, est de savoir illustrer correctement les motifs, les critères qui permettent de rendre un jugement au plus juste. Et, voyez-vous, même en établissant cela au mieux, il n'est pas dit qu'un autre ait absolument à y adhérer pour lui-même. C'est-à-dire que je pourrais, par ex., comprendre intellectuellement ce pour quoi vous jugez et de manière logique et bien-fondée, un objet beau ou laid &lt;i&gt;or whatever it could be&lt;/i&gt;, et ne pas nier votre conception possiblement plus informée que la mienne sur un cas ou un  autre, et ne pas y retrouver ce qu'il me faudrait pour ancrer ce qui, à moi, apparaît. Ou je pourrais aussi tout à fait saisir et admettre indiscutablement vos fondements, et demeurer plus ou moins sensible à cette beauté ou ce manque de beauté qu'il illustre. 

Cela dit, je vous sais cent fois plus outillé et plus articulé que moi pour parler de ces choses, mais les mots sont parfois connotés et il vaut, dans une conversation, de rappeler le sens qu'on leur donne quand on sait qu'il est susceptible d'entraîner des confusions (d'autant plus si on parle abstraitement). Entendu qu'on ne peut toujours y penser et le savoir, mais fixer l'incompréhension de l'autre en la faisant dépendre d'une incapacité qu'elle aurait quand cela pourrait ne tenir qu'aux termes du discours ou à l'Absence d'un terrain commun bien établi, disons que ça ne facilite pas la bonne réception (je tombe régulièrement dans ce travers, sachez que j'en suis consciente, et pas toujours au moment où ça se passe).

Disons que je me suis sentie braquée par votre commentaire en 27, et que tout me paraît mieux dégagé dorénavant. Ajoutons qu'il vaudrait peut-être que je relise tout ce fil afin de cerner où j'aurais pu errer si tel est le cas, ou tenter d'identifier ce que vous auriez dit qui aurait eu besoin de précision(s) si tel était le cas, mais là je viens de me lever et déjeune. J'y reviendrai si possible d'ici la fin de la journée. 

Du Glas, tant que la section des commentaires ne s'affiche pas close, il est possible d'y aller à fond de train. D'abord, je me réjouis de te savoir sorti du lit : c'est déjà un peu bon signe pour ton état de santé. Ensuite, tu as su télescoper un bon nombre d'éléments de notre conversation, à Rémi et moi,  tout en y ajoutant des tiens &lt;i&gt;but, care to develop a little bit more ?&lt;/i&gt;

À propos des pigments,  ce que j'ai cherché à dire,  c'est que Staël a lui-même écrit qu'il avait enfin pu s'en offrir certains, une fois un peu plus fortuné, et que cela a fait pour lui une différence en lui donnant les moyens de peindre ce qu'il voyait ou de jouer de ces tons comme il le désirait. Un peu comme moi qui voudrait faire un gâteau au chocolat mais aurait tous les ingrédients nécessaires à une recette de base, sauf le chocolat...</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Il se trouve, Rémi, que ceci est bien ce que vous avez dit de plus clair :</p>
	<p>&#8220;Pour faire plus simple, disons alors que je défends un paradoxe : d’une part, je ne crois pas qu’aucune idée puisse représenter parfaitement la vérité, d’autre part, je pense que les idées ne se valent pas exactement, et que certaines sont plus… exactes que d’autres.&#8221;</p>
	<p>&#8230;et je conçois à peu près les choses comme vous. Il se trouve aussi que je me prononçais ici surtout par rapport à nos perceptions et nos interprétations : je sais depuis belle lurette que les choses sont ce qu&#8217;elles sont. Je préfère parler de réalité plutôt que de vérité, par contre, parce que ce mot est déjà un immense piège à cause de toutes les passions humaines qui y ont été projetées et encore.</p>
	<p>Quant aux idées qui ne se valent pas toutes, de cela aussi je suis bien au fait. Maintenant, de ce qui établirait hors de tout doute ou de possibles remises en cause la justesse des unes vis-à-vis des autres, de cela on peut sans cesse discuter. Or, l&#8217;un des pièges, à ce titre, est de savoir illustrer correctement les motifs, les critères qui permettent de rendre un jugement au plus juste. Et, voyez-vous, même en établissant cela au mieux, il n&#8217;est pas dit qu&#8217;un autre ait absolument à y adhérer pour lui-même. C&#8217;est-à-dire que je pourrais, par ex., comprendre intellectuellement ce pour quoi vous jugez et de manière logique et bien-fondée, un objet beau ou laid <i>or whatever it could be</i>, et ne pas nier votre conception possiblement plus informée que la mienne sur un cas ou un  autre, et ne pas y retrouver ce qu&#8217;il me faudrait pour ancrer ce qui, à moi, apparaît. Ou je pourrais aussi tout à fait saisir et admettre indiscutablement vos fondements, et demeurer plus ou moins sensible à cette beauté ou ce manque de beauté qu&#8217;il illustre. </p>
	<p>Cela dit, je vous sais cent fois plus outillé et plus articulé que moi pour parler de ces choses, mais les mots sont parfois connotés et il vaut, dans une conversation, de rappeler le sens qu&#8217;on leur donne quand on sait qu&#8217;il est susceptible d&#8217;entraîner des confusions (d&#8217;autant plus si on parle abstraitement). Entendu qu&#8217;on ne peut toujours y penser et le savoir, mais fixer l&#8217;incompréhension de l&#8217;autre en la faisant dépendre d&#8217;une incapacité qu&#8217;elle aurait quand cela pourrait ne tenir qu&#8217;aux termes du discours ou à l&#8217;Absence d&#8217;un terrain commun bien établi, disons que ça ne facilite pas la bonne réception (je tombe régulièrement dans ce travers, sachez que j&#8217;en suis consciente, et pas toujours au moment où ça se passe).</p>
	<p>Disons que je me suis sentie braquée par votre commentaire en 27, et que tout me paraît mieux dégagé dorénavant. Ajoutons qu&#8217;il vaudrait peut-être que je relise tout ce fil afin de cerner où j&#8217;aurais pu errer si tel est le cas, ou tenter d&#8217;identifier ce que vous auriez dit qui aurait eu besoin de précision(s) si tel était le cas, mais là je viens de me lever et déjeune. J&#8217;y reviendrai si possible d&#8217;ici la fin de la journée. </p>
	<p>Du Glas, tant que la section des commentaires ne s&#8217;affiche pas close, il est possible d&#8217;y aller à fond de train. D&#8217;abord, je me réjouis de te savoir sorti du lit : c&#8217;est déjà un peu bon signe pour ton état de santé. Ensuite, tu as su télescoper un bon nombre d&#8217;éléments de notre conversation, à Rémi et moi,  tout en y ajoutant des tiens <i>but, care to develop a little bit more ?</i></p>
	<p>À propos des pigments,  ce que j&#8217;ai cherché à dire,  c&#8217;est que Staël a lui-même écrit qu&#8217;il avait enfin pu s&#8217;en offrir certains, une fois un peu plus fortuné, et que cela a fait pour lui une différence en lui donnant les moyens de peindre ce qu&#8217;il voyait ou de jouer de ces tons comme il le désirait. Un peu comme moi qui voudrait faire un gâteau au chocolat mais aurait tous les ingrédients nécessaires à une recette de base, sauf le chocolat&#8230;
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Du Glas</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-454</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 14:03:35 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-454</guid>
					<description>Ouille ! Que j’aurais aimé être sorti du lit quelques jours auparavant !
Étant peintre pas écrivain, en bref (et court):
- L’amateur d’art regarde l’œuvre en artiste, il l'a recrée, pas en juge. Jugeons d’une œuvre et nous avons sauter la clôture de l’art pour pavoiser sur le terrain de la culture. Nous entrons dans le domaine de la culture-religion.  L'art n'a pas besoin de pigments particuliers. La culture classe les pigments. Battre des coudes, oui cela fait de l’art mais cela fait-il de la culture?
La beauté n’est pas relative, elle est omniprésente.
</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Ouille ! Que j’aurais aimé être sorti du lit quelques jours auparavant !<br />
Étant peintre pas écrivain, en bref (et court):<br />
- L’amateur d’art regarde l’œuvre en artiste, il l&#8217;a recrée, pas en juge. Jugeons d’une œuvre et nous avons sauter la clôture de l’art pour pavoiser sur le terrain de la culture. Nous entrons dans le domaine de la culture-religion.  L&#8217;art n&#8217;a pas besoin de pigments particuliers. La culture classe les pigments. Battre des coudes, oui cela fait de l’art mais cela fait-il de la culture?<br />
La beauté n’est pas relative, elle est omniprésente.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: R.M.</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-452</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 11:39:36 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-452</guid>
					<description>Où ai-je dit que mon expression était claire ? Je ne mets pas forcément sur vous la responsabilité de l'absence de compréhension. Ce n'est pas le problème.

Pour faire plus simple, disons alors que je défends un paradoxe : d'une part, je ne crois pas qu'aucune idée puisse représenter parfaitement la vérité, d'autre part, je pense que les idées ne se valent pas exactement, et que certaines sont plus... exactes que d'autres. 

Mais les idées sont de ce monde, et la perfection n'en est pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Où ai-je dit que mon expression était claire ? Je ne mets pas forcément sur vous la responsabilité de l&#8217;absence de compréhension. Ce n&#8217;est pas le problème.</p>
	<p>Pour faire plus simple, disons alors que je défends un paradoxe : d&#8217;une part, je ne crois pas qu&#8217;aucune idée puisse représenter parfaitement la vérité, d&#8217;autre part, je pense que les idées ne se valent pas exactement, et que certaines sont plus&#8230; exactes que d&#8217;autres. </p>
	<p>Mais les idées sont de ce monde, et la perfection n&#8217;en est pas.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: MD</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-450</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 07:54:30 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-450</guid>
					<description>Il me paraît plutôt que votre sens logique, dans cette discussion-ci, se contredise. Et peut-être pourriez-vous vous montrer un peu moins sûr de la clarté de votre expression.  Qui voudrait me discréditer ne ferait pas mieux. Les gens de pouvoir font pareillement, quand on dérange leurs affaires. Bref, vous ne vous montrez pas très agréable et si c'est votre façon de larguer vos amis, on n'insistera pas.
</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Il me paraît plutôt que votre sens logique, dans cette discussion-ci, se contredise. Et peut-être pourriez-vous vous montrer un peu moins sûr de la clarté de votre expression.  Qui voudrait me discréditer ne ferait pas mieux. Les gens de pouvoir font pareillement, quand on dérange leurs affaires. Bref, vous ne vous montrez pas très agréable et si c&#8217;est votre façon de larguer vos amis, on n&#8217;insistera pas.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: R.M.</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-448</link>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 03:01:47 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-448</guid>
					<description>MD, j'ai le sentiment que vous ne parvenez pas à distinguer les choses des jugements qu'on porte sur elles. Je suis convaincu que tout jugement est imparfait et donc toute opinion relative, mais pour autant, la réalité elle-même n'a rien de relatif. Or, l'art est une réalité : je n'entends pas par réalité seulement ce qui peut s'appréhender matériellement, mais aussi ce qui s'appréhende conceptuellement. Sinon, il n'y aurait que des changements, au gré du temps, et il n'y aurait pas d'amélioration possible : si je parle d'amélioration, c'est bien que je crois qu'il y a une vérité à laquelle on tend, ou dont on s'écarte, selon les cas. De même qu'au sein de l'Evolution on pourrait dire qu'il existe un tronc constitué de potentialités, mais qui avance, et que les branches qui en naissent physiquement et &quot;réellement&quot; toutes tendent à s'écarter de ce tronc, de même, la vérité est insaisissable par le faible esprit humain, et pour autant, elle est bien là, agissant comme une force invisible sur la raison. Ensuite, les idées par lesquelles on peut la représenter sont toutes forcément imparfaites et déjà divergentes de ce qu'elle est réellement.

Je crois, honnêtement, que vous devriez essayer de réfléchir à cette philosophie que j'ai, non pas parce qu'elle est forcément celle qu'il faut avoir, mais parce que vos réactions, quand je dis quelque chose, montrent que vous ne l'avez pas du tout comprise.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>MD, j&#8217;ai le sentiment que vous ne parvenez pas à distinguer les choses des jugements qu&#8217;on porte sur elles. Je suis convaincu que tout jugement est imparfait et donc toute opinion relative, mais pour autant, la réalité elle-même n&#8217;a rien de relatif. Or, l&#8217;art est une réalité : je n&#8217;entends pas par réalité seulement ce qui peut s&#8217;appréhender matériellement, mais aussi ce qui s&#8217;appréhende conceptuellement. Sinon, il n&#8217;y aurait que des changements, au gré du temps, et il n&#8217;y aurait pas d&#8217;amélioration possible : si je parle d&#8217;amélioration, c&#8217;est bien que je crois qu&#8217;il y a une vérité à laquelle on tend, ou dont on s&#8217;écarte, selon les cas. De même qu&#8217;au sein de l&#8217;Evolution on pourrait dire qu&#8217;il existe un tronc constitué de potentialités, mais qui avance, et que les branches qui en naissent physiquement et &#8220;réellement&#8221; toutes tendent à s&#8217;écarter de ce tronc, de même, la vérité est insaisissable par le faible esprit humain, et pour autant, elle est bien là, agissant comme une force invisible sur la raison. Ensuite, les idées par lesquelles on peut la représenter sont toutes forcément imparfaites et déjà divergentes de ce qu&#8217;elle est réellement.</p>
	<p>Je crois, honnêtement, que vous devriez essayer de réfléchir à cette philosophie que j&#8217;ai, non pas parce qu&#8217;elle est forcément celle qu&#8217;il faut avoir, mais parce que vos réactions, quand je dis quelque chose, montrent que vous ne l&#8217;avez pas du tout comprise.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: MD</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-443</link>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 12:17:54 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-443</guid>
					<description>Aurais-je enfin réussi à vous faire entendre raison, Rémi ? Vous voilà à dire comme moi que les jugements sont relatifs : relatifs à des individus, un groupe, une société, une époque..., plusieurs relativités pouvant se manifester dans une même époque (en fait, je considère que ça ressort d'individualités qui s'imposent ou sont attestées par autrui comme des autorités).  Je précise par ailleurs que je ne confère pas d'aspect divin aux autorités ; au contraire, je les trouve extrêmement susceptible de se révéler faillibles éventuellement.

</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Aurais-je enfin réussi à vous faire entendre raison, Rémi ? Vous voilà à dire comme moi que les jugements sont relatifs : relatifs à des individus, un groupe, une société, une époque&#8230;, plusieurs relativités pouvant se manifester dans une même époque (en fait, je considère que ça ressort d&#8217;individualités qui s&#8217;imposent ou sont attestées par autrui comme des autorités).  Je précise par ailleurs que je ne confère pas d&#8217;aspect divin aux autorités ; au contraire, je les trouve extrêmement susceptible de se révéler faillibles éventuellement.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: R.M.</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-441</link>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 10:25:35 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-441</guid>
					<description>InTellectuelles (erratum).</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>InTellectuelles (erratum).
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: R.M.</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-440</link>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 10:24:00 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-440</guid>
					<description>Bof, les conventions admises par qui ? Les autorités morales et inellectuelles ? Ce n'est pas reprendre directement ce qu'une autorité a dit, mais raisonner à partir de ce que les personnalités les plus marquantes disent, en se contentant d'appliquer à un cas particulier leurs idées générales. C'est ce qui se fait habituellement, mais moi, je suis toujours prêt à contester les conventions admises, si elles me paraissent fausses. Et elles peuvent m'apparaître telles selon l'expérience : par exemple, j'ai concrètement adoré une oeuvre qui, selon les conventions, s'avère défectueuse aux yeux des critiques reconnus comme compétents selon vos critères. Je ne peux dire alors qu'une chose : les conventions ne correspondent pas à la réalité. En droit, on dirait pareillement que les lois ne correspondent pas au sentiment qu'on peut avoir de la justice. La démocratie, en effet, présuppose que la convention peut être changée, et l'idée d'évolution, qu'elle peut être améliorée : tout comme les lois. Or, je trouve que c'est- vrai ; qu'on peut réellement améliorer les critères de jugement.

Néanmoins, MD, même selon votre définition, on pèse le pour et le contre sous différents aspects de la chose étudiée. On ne se contredit pas. Soit l'oeuvre correspond aux critères, soit non.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Bof, les conventions admises par qui ? Les autorités morales et inellectuelles ? Ce n&#8217;est pas reprendre directement ce qu&#8217;une autorité a dit, mais raisonner à partir de ce que les personnalités les plus marquantes disent, en se contentant d&#8217;appliquer à un cas particulier leurs idées générales. C&#8217;est ce qui se fait habituellement, mais moi, je suis toujours prêt à contester les conventions admises, si elles me paraissent fausses. Et elles peuvent m&#8217;apparaître telles selon l&#8217;expérience : par exemple, j&#8217;ai concrètement adoré une oeuvre qui, selon les conventions, s&#8217;avère défectueuse aux yeux des critiques reconnus comme compétents selon vos critères. Je ne peux dire alors qu&#8217;une chose : les conventions ne correspondent pas à la réalité. En droit, on dirait pareillement que les lois ne correspondent pas au sentiment qu&#8217;on peut avoir de la justice. La démocratie, en effet, présuppose que la convention peut être changée, et l&#8217;idée d&#8217;évolution, qu&#8217;elle peut être améliorée : tout comme les lois. Or, je trouve que c&#8217;est- vrai ; qu&#8217;on peut réellement améliorer les critères de jugement.</p>
	<p>Néanmoins, MD, même selon votre définition, on pèse le pour et le contre sous différents aspects de la chose étudiée. On ne se contredit pas. Soit l&#8217;oeuvre correspond aux critères, soit non.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: MD</title>
		<link>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-435</link>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 20:50:36 +0100</pubDate>
		<guid>http://leserpentmarginal.blogsome.com/2008/08/21/devoilements-de-lart/#comment-435</guid>
					<description>Un bon critique sera celui qui possèdera une culture plus ou moins étendue qui lui servira de comparatif vis-à-vis d'un nouvel objet ; il doit évaluer ledit objet selon les conventions admises de la discipline qui l'occupe, et s'il est très doué il saura en repousser les limites ou renouveler les regards, etc. Mais, s'il a à dire si l'œuvre est réussie, lorsqu'il dit qu'il l'aime c'est sa subjectivité qui s'exprime, ce qui n'est pas interdit (eh oh) mais ce faisant il sort un peu de son rôle de critique. En même temps, cette même subjectivité est aussi ce sur quoi se sont greffées toutes les connaissances acquises, et si la sensibilité est grande et bien dégagée, son regard n'en aura que plus d'acuité et de finesse. C'est cette passion raisonnée, nourrie et soutenue qui sera la meilleure des justifications de l'expression de sa subjectivité en bout de course.

Ce sera vrai pour quiconque aura un jugement à poser, en fait.

Lorsque je vivais en ville, j'avais appris à reconnaître qui, parmi les critiques en matière de théâtre, ciné ou spectacles, avait un type de sensibilité et de curiosité proche de la mienne : j'étais un peu plus assurée de mon choix avant d'avoir vu. Ça s'appliquait surtout quand l'œuvre ou l'auteur, etc. m'étaient peu connus car je n'avais besoin de personne pour me décider à aller voir un Bergman, par exemple. Ce que j'en dis, c'est que beaucoup de gens se plaignent que telle chose ou une autre le leur avait été chaudement recommandée, qu'un critique l'avait qualifiée de chef d'œuvre etc., mais qu'eux en ont été déçus : et pour cause ! Il faut se connaître soi et ses goûts pour commencer à établir un distingo qui vaille un peu, et croire qu'une chose sera bonne parce qu'elle connaît un grand succès populaire ou parce qu'une personnalité l'a dit, c'est faire preuve d'une naïveté dont on fera les frais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Un bon critique sera celui qui possèdera une culture plus ou moins étendue qui lui servira de comparatif vis-à-vis d&#8217;un nouvel objet ; il doit évaluer ledit objet selon les conventions admises de la discipline qui l&#8217;occupe, et s&#8217;il est très doué il saura en repousser les limites ou renouveler les regards, etc. Mais, s&#8217;il a à dire si l&#8217;œuvre est réussie, lorsqu&#8217;il dit qu&#8217;il l&#8217;aime c&#8217;est sa subjectivité qui s&#8217;exprime, ce qui n&#8217;est pas interdit (eh oh) mais ce faisant il sort un peu de son rôle de critique. En même temps, cette même subjectivité est aussi ce sur quoi se sont greffées toutes les connaissances acquises, et si la sensibilité est grande et bien dégagée, son regard n&#8217;en aura que plus d&#8217;acuité et de finesse. C&#8217;est cette passion raisonnée, nourrie et soutenue qui sera la meilleure des justifications de l&#8217;expression de sa subjectivité en bout de course.</p>
	<p>Ce sera vrai pour quiconque aura un jugement à poser, en fait.</p>
	<p>Lorsque je vivais en ville, j&#8217;avais appris à reconnaître qui, parmi les critiques en matière de théâtre, ciné ou spectacles, avait un type de sensibilité et de curiosité proche de la mienne : j&#8217;étais un peu plus assurée de mon choix avant d&#8217;avoir vu. Ça s&#8217;appliquait surtout quand l&#8217;œuvre ou l&#8217;auteur, etc. m&#8217;étaient peu connus car je n&#8217;avais besoin de personne pour me décider à aller voir un Bergman, par exemple. Ce que j&#8217;en dis, c&#8217;est que beaucoup de gens se plaignent que telle chose ou une autre le leur avait été chaudement recommandée, qu&#8217;un critique l&#8217;avait qualifiée de chef d&#8217;œuvre etc., mais qu&#8217;eux en ont été déçus : et pour cause ! Il faut se connaître soi et ses goûts pour commencer à établir un distingo qui vaille un peu, et croire qu&#8217;une chose sera bonne parce qu&#8217;elle connaît un grand succès populaire ou parce qu&#8217;une personnalité l&#8217;a dit, c&#8217;est faire preuve d&#8217;une naïveté dont on fera les frais.
</p>
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