20/01/2008

   SerpentFractale  D’essences, lignifiée…


Les arbres me sont des frères aux noms trop souvent inconnus (ah tiens… mais c’est un vrai karma chez moi !!) qui ne rechignent toutefois pas contre les caresses de mes regards ou de mes mains (bas les pattes, les incarnés !) et contre lesquels j’aime me blottir, à l’ombre (rhâ, on n’en sort pas, faut généralement être à leurs pieds pour toucher leur tronc mais si vous vous hissez sur leurs branches il n’est pas dit qu’ils ne vous feront pas… craquer).

Les nœuds (catalpas), par Henri ZerdounJardin de délices que ces mots qui les désignent. Des découvertes : les noueux catalpas tels des cordons ombilicaux menant une vie autonome, ces sassafras qui évoquent froufrous et doux frissons (mais mieux encore “très utiles pour arrêter de fumer” - che ye mamouze !) ou cet arbre à fleurs, la tigridie panachée - un camouflage somptueux et fait sur mesure pour moi, non ? Particulièrement celle dite “à œil de paon” dont l’exposition rivalise en beauté et en modestie avec l’orgueilleux volatile en quête exclusive de conquêteS. Et les fleurs du gardénia au parfum délicat, et le jasmin ah ! le Jasmin, ce flamboyant auteur de la Petite patrie affectionnée alors, et aujourd’hui ces capiteux effluves de celui d’Orient (proche ou lointain…).

Je m’en voudrais d’oublier le palétuvier, cet arbre qui marche sans crainte du déracinement… et la musique qui s’offre à nos oreilles à dire mi co cou lier, mi co cou lier, envoûtement de syllabes comme une eau claire d’un ruisseau, et sobre, joie à déposer en poche (tel le livre) de sa mémoire avec la vision de sa miniature délicate en bonsaï, si non à portée de regard…

Photographie Les Noeuds, par Henri Zerdoun




   Libellé(s) ophidien(s) : Ceinte d'Écritures, Ceinte d'Art, JE Vouivre - par MD ~ @ (lien permanent) - 1:24 am

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7 Bô ââââhh !

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  1. Et les fayards, vous savez ce que c’est ? Ils sont innombrables, dans les Alpes.

    Un bô ââââhh ! poussé par Ramiel — 21/01/2008 @ 3:57 am

  2. Ah bon ? J’aurais cru que les carissa prostata l’étaient encore plus ? Et puis, les fayards, sont plutôt parisiens. M’enfin, Ramiel, z’auriez pas des mots plus consonnants ? C’est pas sorcier, déjà, rien que les trembles, eh ?

    Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 21/01/2008 @ 4:45 am

  3. Par ailleurs, y a pas de quoi faire votre leucospermum erubescens.

    Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 21/01/2008 @ 5:36 am

  4. Mais non, ce n’est pas parisien, à Paris, on dit “hêtre”, qui est un mot d’origine barbare (gaulois ou germanique), tandis que fayard, cela vient du latin “fagus”. Le mot est utilisé dans l’est alpin et jurassien. Vous me direz : les langues barbares sont expressives, et hêtre, c’est jaillir pour exister, tandis que fayard, cela fait plutôt “répand son feuillage partout”. Le fait est, du reste, que dans le nord de la France, le hêtre est un gros arbre, mais que dans les Alpes, c’est un arbre feuillu qui met de la touffe parmi les droits et longs sapins : cela ne fait pas le même effet.

    Un bô ââââhh ! poussé par Ramiel — 22/01/2008 @ 4:12 am

  5. Et vous vous permettez de présumer de mes répliques ? Eh, mais, si vous ne me laissez aucune raison de me fatiguer à vous faire la conversation, que va-t-il nous rester ?

    Votre réponse illustre fort bien que vous n’êtes pas Luc Plamondon travaillant pour Céline Dion, ça non !

    Écris-moi des mots qui sonnent
    Écris-moi des mots qui sonnent right on

    Y’faut qu’ça fasse un number one
    Y faut qu’ce soit l’fun

    Adieu top ten alors, m’en vas retourner faire la vaisselle.

    Mais avant, dire tout de même que c’est révélateur que les Parisiens préfèrent emprunter des termes aux origines barbares, non ? Aujourd’hui, ils ont intégré les origines depuis les mots et moquent barbarement ceux qui jouent de la lettre, i. e. qu’ils sont sans pitié pour qui a un accent qui se démarque, tout uniformisés qu’ils sont dans la ville-lumière. Si au moins ç’avait été barbariquement, on eût pu les récompenser en monnaie de singe. Ah, comme dirait Jjjuan, mon Jjjuan.

    Mais ne croyez pas vous en tirer à si bon compte : votre camouflage n’a plus de secret pour moi, avec son expansion. Faites gaffe à ne point vous é-touffer, malgré tout (bien que je sache que ce dernier conseil soit vain en cette époque d’effets spéciaux à outrance).

    Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 22/01/2008 @ 11:34 am

  6. Etoffer ?

    Le nord de la France contient la langue romane la plus septentrionale du monde. Elle est donc aussi la plus germanique. Dans l’Antiquité, la capitale des Gaules, c’était Lyon. Il faut croire que l’énergie des barbares était nécessaire pour continuer la civilisation, qui dans le monde proprement latin tendait à s’affaisser sur elle-même, à plier sous son propre poids, et donc à stagner. Après la France du nord qui s’est emparée de la Gaule, et même de l’Empire d’Occident, au temps de Charlemagne, on a les Anglo-Saxons qui s’emparent de ce même empire occidental, de façon assez logique, puisque les Anglo-Saxons étaient somme toute les plus latinisés des peuples germaniques, et donc juste l’envers des Français.

    En fait, les mêmes causes ont pu avoir différents effets.

    L’uniformisme à la française, je crois, est venu d’une sorte de paroxysme d’une tendance qui existait chez les Romains, que les Français ont voulu imiter jusqu’à l’extrême, et donc, jusqu’à les caricaturer. Poursuivant sur la même ligne uniformisatrice, ils en sont venus au point où ils en sont. Les Anglais étant des Germains, ils étaient contraints d’accepter l’élément latin, et donc s’étaient habitués à vivre avec la différence de façon explicite, tandis que chez les Français, cela restait implicite, comme caché, masqué par l’origine latine de la langue et le choix (car c’en fut un) des Francs de parler le latin en Gaule. C’est ma façon de voir.

    Je crois que les Québécois ressentent cette situation parce qu’ils ne sont pas citoyens français, mais canadiens, mais que, d’un autre côté, la tendance uniformisatrice existe aussi chez les Québécois, qui restent français dans le caractère. Des thèmes comme la laïcité y font recette presque de la même manière qu’en France, ce qui est significatif de l’influence qu’y posède encore la tradition proprement française. Cela dit, les Français ont tort de critiquer les particularismes québécois et de rechercher l’uniformité de manière systématique. C’est un facteur de stagnation culturelle et donc, par suite, économique indéniable.

    Un bô ââââhh ! poussé par Ramiel — 22/01/2008 @ 12:20 pm

  7. Diable, je ne sûsse point qu’il y eût une lingua box ainsi qu’une Pandora !

    Autrement dit, la névrose du consensus à tout prix agissante chez les Québécois équivaudrait à la névrose du débat chez les Français, symptômes différents cachant un même mal-fayard/mal-hêtre, ou (où ?) ai-je perdu mon latin ? Peut-être devrions-nous nous adonner au rite du thé de seize heures… puis-je y espérer votre présence ? Nous goûterions de délicieux petits-fours. Ne vous méprenez pas, il y a mille manières de devenir tigre dans le tigre.

    Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 22/01/2008 @ 1:25 pm

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   SultaneRouge   Qui, du Serpent ou de vous, charme l˚autre ?

Désolée, les commentaires sont fermés pour le moment, le Serpent s'étant défilé.



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