Les Fugues de l’Art
« On a beau vivre retiré, on devient, avant qu’on s’en avise, débiteur ou créancier. »
Gœthe Les Affinités électives.
Dans le désordre plus que dans l’ordre, il y eût deux nouveaux carnets et une déroute printanière. De nouvelles perspectives échafaudées avortées qui démobilisent et suscitent d’inévitables sentiments de passage à vide. Pour dire le moins et pour finalement se retrouver à s’enfoncer dans la dèche à nouveau.
MIÂÂRDEROGNTUDJÛ !!
Il faut savoir rester zen. Et créatif. Tif, tif, tif.
Ce n’est pas comme s’il ne se passait rien, ah ça non. Toujours son lot de pesantes redites d’une vie qui paraît vouloir vous larguer (elle y parviendra bien un jour mais on n’a pas envie - et on ne sait pas toujours franchement pour quoi - de lâcher encore son petit bout de gras…). Pas encore un vrai retour à la santé, plutôt une leeeeeente, très très lente progression.
Et des surprises. Des vraies de vraies. Des surprises qui pourraient encore me surprendre, d’ailleurs. Des joies qui rechargent la batterie. Vermouilleux ! dirait Sol. À suivre…
« Le plus bel état est celui de dépendance volontaire ; et comment serait-il possible sans amour ? »
Gœthe Les Affinités électives.
Le manque d’huiles et les fuites des sens n’ont pas empêché pas de se bouger le popotin, malgré tout et malgré Gœthe, qui fait écrire à Odile que « Semer n’est pas si pénible que récolter ». Pfff. D’autant qu’il lui chuchotait d’aussi près que « L’art s’occupe de la difficulté et de la qualité ». En attendant l’Art, je plante mes piquets. Pour mieux vous annoblir.
Après maints tâtonnements, les directions de mes trois carnets actuels se sont quasi soudainement précisées.
On ne réinventera pas la roue, mais votre fortune nous sourira.
« Tribord armure, roi des mers » J. R. Bloch
En avant, toute !
Arvo Pärt : 24 Preludes for a Fugue (1 of 29)
Vidéo envoyée par casinodc00

Qui, du Serpent ou de vous, charme l˚autre ?

Vous parlez de “servitude volontaire” ? : « Le plus bel état est celui de dépendance volontaire ; et comment serait-il possible sans amour ? » Gœthe
Les Affinités électives.
Je tiens à vous, ne vous mettez pas en danger.
Un bô ââââhh ! poussé par Antoine — 11/08/2007 @ 11:00 am
Antoine, je ne sûsse point que mon sort vous était si chère préoccupation; cela fait longtemps ? Enfin, si vous souhaitez m’offrir de jeunes boutures d’arbre-aux-deniers, je suis preneuse.
(J’ai modifié la suite de mon commentaire, vous ayant confondu avec quelqu’un d’autre avant que mes stats n’infirment mon a priori).
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 11:21 am
Bonjour Marie Danielle,
Superbes citations de Goethe…
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 12:15 pm
Bonjour Miladus,
Oui mais, vous avez vu le sort qu’il lui a fait, à Odile ??
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 12:31 pm
Oui. Puisque vous y êtes, popur qoui pas jeter un coup d’œil sur Poésie et Vérité>
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 1:25 pm
C’est une dédicace spéciale ?
Je n’ai que la Pléiade -Romans actuellement. Mais en intro, on rapporte que c’est le seul roman où Gœthe a travaillé à la représentation d’une idée d’ensemble et qu’il serait devenu par là accessible à l’intelligence, sans en faire son meilleur roman. Il ajoute : « Je suis d’avis au contraire que plus une œuvre poétique est inaccessible et insaisissable pour l’intelligence, meilleure elle est. » (ce qui doit faire de ma Synchronie-Cité un chef d’œuvre, puisqu’un lecteur tel que Ramiel n’y entend rien - pareil pour mes petites musiques du Temps qui court, rien rien compris, le Ramiel !)
Sinon, Bernard Grœthuysen conclut en disant ceci des AE : « Dans les AE, qui “sous une forme symbolique représentent des rapports sociaux et leurs conflits”, la nature et la société ne font plus qu’un. La même fatalité qui règle la suite des phénomènes naturels, détermine les rapports humains. L’homme ne saurait s’y dérober.Il se trouve impliqué dans un ensemble de conditions et de circonstances dont il n’est pas le maître. En vain cherche-t-il à s’y soustraire pour suivre sa propre voie, et recommencer la vie qui n’est toujours qu’une suite d’implications et d’engagement par lesquels l’homme se trouve lié à son destin. Les institutions sociales le tiennent et l’enferment; ils ne sauraient échapper à la loi. Les AE sont une œuvre douloureuse et qui prêche la résignation. »
C’est terriblement fataliste, mais pas totalement faux non plus. Parfois je me demande si ceux qui considèrent avoir échappé à la fatalité sociale ne seraient pas des exceptions confirmant l’existence d’une règle instituée par les hommes. Pour le destin intime, c’est autre chose. Poésie et Vérité, selon ce qu’en cite Grœthuysen, m’apparaît comme un journal relatant son parcours en écritures ? Peut-être saurais-tu (on ne se tutoyait pas, nous, depuis que vous aviez rompu le protocole ?!?) me dire si Gœthe lui-même aurait achevé sa vie en éprouvant le sentiment de n’avoir échappé à rien ?
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 2:04 pm
Ja’ utilisé le vous, en répondant. Et je me suis demandé si ce n’était pas un lapsus.
Pour Pet V, c’est une autobiographie qui, selon Goethe raconte comment: “Ma vie, une aventure unique, non point une aventure par l’effort de développer ce que la nature avait mis en moi, mais une aventure par l’effort pour acquérir ce que la nature avait mis en moi”.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 2:32 pm
Sublime (Gœthe - pour le lapsus, faudrait t’étendre, pour prendre sa mesure…).
Dis, Miladus, la France t’étant chère en mille et une manières et ce, depuis longtemps, ton laconisme ne t’a pas causé de difficultés ?? J’ose à peine imaginer…
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 2:40 pm
Je me rappelle quand j’avais soutenu ma thèse, le jury m’avait reproché mon ‘laconisme excessif’.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 3:10 pm
C’est que ta thèse était courte, ou tes réponses aux questions qui se sont ensuivies ?
Elle portait sur quel sujet ?
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 3:17 pm
Le Dieu Jaloux de Pascal.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 3:23 pm
La thèse faisait 118 pages.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 3:23 pm
118 pages ? Mince !
En plus, si t’as fait dans la redondance ainsi qu’il faut le faire pour nos amis français… t’as vraiment pas beaucoup bossé, hein ? Ils ont dû biaiser leur reproche, au lieu de parler de paresse ou de je ne sais quoi. Le Dieu jaloux ne t’inspirait pas beaucoup., on dirait..
Pourtant, perso, parlant de toi je dirais plutôt “la dense-cité”.
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 6:16 pm
Oui, c’était un peu mince. Mais écrivant sur Pascal, je me suis dit qu’il ne fallait pa être bavard. Même pour une thèse.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 6:38 pm
C’est vrai, ça tombait sous le sens !
Mais allez donc faire comprendre ça à un Français !
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 6:48 pm
Sinon, comment fais-tu, quand tu as un cours à donner ? Ou alors tu évites les cours magistraux ?!?!?!?
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 6:49 pm
Simple: je termine avant l’heure. Tout le monde est content. Sauf les collègues.
Un bô ââââhh ! poussé par miladus — 11/08/2007 @ 7:31 pm
Je ne vous lancerai pas de deniers, Marie Danielle, ce serait vous transformer en péripatéticienne, et je respecte les femmes.
En passant, j’ignore l’identité d’Imbe-Cille, qui intervient sur le blog des éditions Léo Scheer, mais vous nous avez confondus (je dois tout de même avouer que le hasard qui nous a fait citer la même phrase aujourd’hui, “servitude volontaire”, est étonnant, mais il ne faut pas lui donner une autre fonction que celle de rapprocher, sans volonté, deux éléments ou événements qui n’ont pas la même origine).
Bien à vous.
Un bô ââââhh ! poussé par Antoine — 11/08/2007 @ 7:40 pm
Dites, Antoine, z’êtes indépendant de fortune, alors ? The son of the Last Emperor, c’est vous ?!?
Je ne demandais pas qu’on me lance des deniers, j’espérais une ou deux boutures, vu vos dispositions à mon égard…
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 7:45 pm
Oh Milad, vous avais pas vu… Ah oui, on aime les profs comme vous. Les col-aigres sont jaloux, c’est tout.
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 7:48 pm
Je m’essaie au Blog…Le principe une photo par jour!! J’en suis à la 2eme!!
Je ne sais pas si je continuerai car je n’ai pas votre talent..
Le voyeur que je suis ne peut qu’admirer la “naissance du monde”
Mon Blog ici:
Un bô ââââhh ! poussé par Henri Zerdoun — 11/08/2007 @ 9:19 pm
Tas lent, tas lent : c’est osé de venir me dire ça en plein écran !
Sinon, félicitations pour le cours illustré de pétanque : ça manquait réellement sur la Toile.
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 11/08/2007 @ 10:08 pm
J’avais débuté cette lecture avec un certain espoir (Toujours son lot de pesantes redites d’une vie qui paraît vouloir vous larguer… si seulement elle vous (et nous) accordait cette grace !) vite déçu.
Quant à la lecture des commentaires, si vous saviez comme la France vous emm… elle n’a pas de leçon à recevoir de personnes qui n’en maitrise pas la langue.
Quant à votre santé, est ce la santé mentale qui vous quitte ? Car dans ce cas la progression n’a rien de lente, même si je partage avec vous l’idée qu’elle l’ait encore trop…
Un bô ââââhh ! poussé par Im-becille — 12/08/2007 @ 2:02 am
Je souhaite les prochaines “moissons” aussi bonnes…
Je perfectionnerais ce blog lorsque je maitriserais mieux..
Merci encore à Vous, bonne journée.
Henri.Z
Un bô ââââhh ! poussé par henri zerdoun — 12/08/2007 @ 2:11 am
Salsifis, Im-becille. se prendre pour Sarkozy, en disant parler au nom de la France, c’est tout un délire que vous nous faites là… Dois-je lui écrire pour lui demander s’il est d’accord (pour que vous vous exprimiez en son nom, veux-je dire) ?
Cher Henri, je vous taquinais. évidemment. J’ai trouvé ces deux premières photos très belles dans leurs couleurs lumineuses, finement coiffées de vos titres.
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 12/08/2007 @ 7:53 am
Ce que j’aime avec vous Sandgirl, c’est votre grande créativité !
Reprendre en écho la perche que je vous avais tendu avec le grelot du chapeau de fou… quelle trouvaille !!!
Plus sérieusement, votre réponse a elle aussi des échos d’échanges privés que j’ai pu avoir avec votre ami Léo. Voilà des pratiques qui relève un peu plus l’estime que j’ai pour vous…
Enfin, ne vous donnez pas la peine d’écrire au Président. Je n’ai jamais eu besoin d’intermédiaires pour transmettre mes messages. Et puis j’aurai peur qu’une fois encore vous me confondiez avec un autre…
Un bô ââââhh ! poussé par Im-becille — 14/08/2007 @ 12:27 am
« Certains défauts sont nécessaires à l’existence de l’individu. Il nous serait désagréable que nos vieux amis se défissent de leurs singularités. »
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 14/08/2007 @ 12:42 am
Toute cette histoire meritait bien un fromage…
http://www.lenouveaupresident.fr/revel/home.html
Un bô ââââhh ! poussé par Im-becille — 15/08/2007 @ 8:42 am
Un camembert qui ne pue plus, pôvre ami, ça n’est plus du fromage, c’est du Sssingle de Krrrraft.
Un bô ââââhh ! poussé par Marie Danielle — 15/08/2007 @ 9:30 am