À propos du Serpent Marginal
Pourquoi le nom de Serpent Marginal pour ce nouveau carnet ? Peut-être donnera-t-il froid dans le dos à certains, mais il se trouve que le sens de cette figure symbolique est multiple, si l’on se réfère au Dictionnaire des symboles de Chevalier et Gheerbrant, pour ne mentionner que cet ouvrage-là. Il se trouve également présent dans mon imaginaire, et les représentations que le poète René Char en a fait ont eu pour effet de fixer mon attention sur elles tout en dégageant les miennes (dont celle biblique) d’une fixité relative. C’est dans cette mouvance que s’inscrira mon parcours dans cet espace-ci, par l’emprunt de différents biais.
LE SERPENT
Prince des contresens, exerce mon amour
À tourner son Seigneur que je hais de n’avoir
Que trouble répression ou fastueux espoir.Revanche à tes couleurs, débonnaire serpent,
Sous le couvert du bois, et en toute maison.
Par le lien qui unit la lumière à la peur,
Tu fais semblant de fuir, ô serpent marginal !René Char, Quatre fascinants, in La Paroi et la Prairie
In La Parole en archipel
On pourra aussi aller lire la note intitulée Pour une civilisation serpentaire, de Grapheus tis qui a recensé les poèmes de René Char qui s’y rapportent.

Qui, du Serpent ou de vous, charme l˚autre ?
